Tangerine & Cie

Forum végétarien sur l'alimentation crudivore et frugivore, le fruitarisme et l'hygiénisme.


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Posté: 16 Nov 2010, 15:11 

Donc comme annoncé, j'ai effectué hier mon petit jeûne à l'eau d'un jour, ce qui n'a pas été difficile, mais qui a suscité un tas de réflexions au sujet de nos modes de vie, d'alimentation, et finalement, notre rôle "alimentaire" sur cette planète...
Je vous les livre en l'état de mes connaissances et mes expériences actuelles mais elles sont bien entendu susceptibles d'évoluer...

-Les Repas conventionnels:
C'est dingue! Je me suis vraiment rendu compte à quel point les repas sont une institution établie, qui nous conditionnent nous et nos modes de vie!
En gros, j'en suis arrivé à la conclusion que les repas sont des conventions sociales (soumise à certaines règles plus ou moins fantaisistes selon les cultures et les castes), conventions sociales qui ont bel et bien pour effet de compliquer et contraindre notre alimentation:
Les 2, 3, 4 ou 5 repas orthodoxes à la fois nous empêchent et nous forcent à manger: comme il est inconvenant de grignoter (et plus ou moins bon pour la santé selon ce que l'on grignote), on doit à la fois s'empêcher de manger lorsque l'on a faim, pour pouvoir manger quand l'heure du repas sera arrivé, et l'on doit ensuite se forcer à manger lors de ces repas, en prévision du temps futur à attendre le repas suivant.
Autant dire, comme le dit Mosseri, que les repas perturbent complètement nos sensations de faim et de satiété.

En plus de celà, n'ayant du coup pas mangé, ma perception du temps a grandement changé durant cette journée: non-pas que je me sois élevé spirituellement et ai rejoint un monde supra-dimentionnel, mais tout simplement, cette journée n'était plus "ponctuée" par les repas, au contraire, elle s'est écoulée en une seule continuité (qui m'a d'ailleurs parue plus longue qu'à l'accoutumée), ce qui m'a plutôt déstabilisé...
Cette institution des repas étant remise en question, reste à trouver un autre déroulement à mes journée... mais avant ça, digérer ce changement de temps...

-Les repas naturels:
Du coup, si l'on se remet à manger à sa faim quand on en ressent le besoin, m'est d'avis que l'on mange beaucoup moins, et donc amoindrissant le besoin de varier: dans ce cas, on en arrive plus naturellement à pratiquer de "mini-mono-diètes" à plus ou moins une heure d'intervalle, le temps de digérer les fruits.
Manger plus souvent ne voudra pas dire manger plus... au contraire peut-être même bien!
Tout ceci m'a également ramené à des souvenirs de goûts d'enfance, où je n'aimais alors rien de ce que je pourrais aimer maintenant (au hasard: vin et autres alcools, charcuteries très trippées etc.), et finalement, je suis en quelques sortes arrivé à réindentifier-réactualiser mes goûts de cette époque qui finalement étaient plutôt simples, à base de fruits... revenir à ces goûts enfantins serait peut-être une voie pour se "déconditionner", car finalement, nos goût ont été "eduqués"!

-Le rôle alimentaire de l'humanité:
... rien de bien messianique ou merveilleux, mais j'en suis venu à penser (dans la suite des "reconsidérons nos étrons"...), que comme la mini-mono-diète semble être l'alimentation la plus naturelle, les graines ingérées restaient d'une même espèce dans la crotte déposée ensuite, ce qui éviterai les "batailles" entre espèces au sein d'un même micro-biotope (la crotte-porteuse/futur-humus), mais qu'au contraire, ces graines seraient certainement mieux réparties et auraient toutes leurs chances de germer (au moins une de chaque espèce).

-bonus:
je me suis aussi posé la question des différences entre les pépins et les noyaux:
autant les pépins sont ******* à trier pour les recracher (donc autant les avaler), autant les noyaux sont plus faciles à extirper (ils sont finalement le support du fruit alors que c'est plutôt l'inverse pour les fruits à pépins).
D'autres parts, les pépins sont plus fragiles, des cibles faciles pour les rongeurs, nécessitant protection, et les noyaux, plus solides, n'ont pas besoin de ces précautions...
Du coup, avaler les pépins serait naturel chez nous et bénéfiques pour eux, tandis que les noyaux se débrouillant tous seuls, on a même le réflexe de les balancer au loin, assurant là aussi la dissémination...

Fiou! C'est fou tout ce qu'un petit jeûne peut nous révéler! ;)

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Posté: 19 Nov 2010, 15:09 

J'aime beaucoup tes réflexions. L'aspect social et antiphysiologique des "repas" est en effet frappant, une fois que l'on a expérimenté le jeûne et/ou le cycle naturel des repas et de l'élimination. Et c'est vrai qu'une journée qui n'est pas construite autour des repas paraît bien longue, quand on n'est pas habitué. Une fois la nouvelle habitude installée, c'est une vraie liberté. Pendant que les autres cuisinent et passent du temps à table on peut se promener, bouquiner, faire des pompes ou traîner sur Tangerine & Cie :D

As-tu remarqué aussi combien les festivités impliquent les mauvaises habitudes alimentaires? Les anniversaires d'enfants, arrosés de sodas et de bonbons. Les grands parents qui offrent des friandises aux enfants pour leur faire plaisir. Les réveillons, mariages, baptêmes, banquets, fêtes de village et autres. Pâque et ses chocolats. Halloween et ses bonbons. Je ne connais pas une seule fête qui ne pousse aux excès alimentaires. Pourquoi le bonheur, la joie, sont-ils systématiquement associés à la malbouffe? L'homme est complètement inconscient de ses besoins et limites physiologiques.

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« M'ennuyer? Avec la nourriture du paradis? » Anne Osborne


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Posté: 19 Nov 2010, 15:29 

On en arrive à des questions d'études sociologiques...
Je ne sais plus où j'ai lu ça, mais le principe même de la fête serait l'excès, certainement pour pallier aux privations de l'année... sauf peut-être en ce qui concerne une fête religieuse qui a gardé son sens spirituel...

Mais du coup, comment imaginerait-on une fête frugivore éliminant cette idée d'excès et de débordements et restant "sobre" tout en restant festif?

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